Bonding dentaire 2026 : définition, procédure, prix et remboursement
Le bonding dentaire — aussi appelé collage composite — est l'acte de dentisterie cosmétique le plus accessible pour corriger un éclat, une ébréchure, un petit espace entre deux dents ou une tache légère. En une seule séance, le dentiste sculpte directement sur la dent une résine composite de la teinte choisie, la durcit aux UV bleus et la polit pour un rendu lisse et naturel.
Ce guide actualisé au 22 avril 2026 détaille les indications précises, le déroulement d'une séance, les types de composites (mono-teinte vs stratifié, micro-hybride vs nanohybride), la durée de vie réelle, le profil de patient idéal, les contre-indications, la comparaison avec les facettes dentaires, les prix 2026 en France (170 à 450 €/dent) et la distinction essentielle entre bonding esthétique (non remboursé) et composite restaurateur sur carie (remboursé Sécurité sociale).
Ce qu'il faut retenir en 2026
- Prix : 170 à 450 €/dent selon complexité et technique (mono-teinte ou stratifié)
- Remboursement : aucun pour un motif purement esthétique ; 70 % pour une restauration après carie ou dent cassée
- Durée de vie : 5 à 10 ans (3-5 ans en mono-teinte, 7-10 ans en stratifié)
- Séance : 30 à 90 min par dent, résultat immédiat, indolore
- Limites : bruxisme sévère, parodontite active, gros diastèmes (> 2 mm), fumeurs assidus
Bonding : définition et principe
Qu'est-ce que le bonding dentaire ?
Le bonding désigne le collage direct d'une résine composite sur la dent pour en modifier la forme, la couleur ou combler une perte de substance. La résine — pâte malléable — est modelée à main levée par le dentiste, puis photopolymérisée par une LED bleue de 440 à 480 nm en quelques secondes. Elle adhère à l'émail par micro-rétention mécanique (mordançage acide) et liaison chimique à la dentine (adhésif amélo-dentinaire).
Contrairement à une couronne ou à une facette céramique, le bonding préserve intégralement la structure de la dent : aucun meulage significatif, pas d'empreinte, pas de prothèse de laboratoire. C'est un acte de dentisterie additive — on ajoute de la matière plutôt que d'en retirer. Cette philosophie, portée par l'école européenne de dentisterie biomimétique, est cohérente avec les orientations 2026 vers des soins plus conservateurs.
Dans quels cas choisir le bonding ?
Le bonding est indiqué pour un large éventail de défauts mineurs à modérés. Voici les sept motifs de consultation les plus fréquents.
Perte d'émail et érosion
Lorsque l'émail est aminci par l'érosion (reflux acide, boissons gazeuses, anorexie, bruxisme léger), la dent devient plus jaune (la dentine transparaît) et plus sensible au chaud/froid. Une couche de composite protège la zone exposée, comble visuellement le collet et réduit significativement l'hypersensibilité.
Encombrement dentaire léger
Pour un chevauchement très discret (déplacement inférieur à 1 mm), le dentiste peut remodeler la forme de certaines dents au composite pour donner une illusion d'alignement. Cette option est un compromis esthétique, pas une correction orthodontique réelle : si la malposition vient gêner la mastication ou l'occlusion, un traitement par aligneurs Invisalign ou bagues orthodontiques reste la bonne indication.
Fermeture de diastème (espace interdentaire)
C'est l'une des indications phares. Un diastème médian (espace entre les deux incisives centrales, souvent appelé « dents du bonheur ») de moins de 2 mm se ferme facilement en une séance, en ajoutant de la matière sur les faces mésiales des deux incisives. L'étude de Frese, Schiller, Staehle et Wolff publiée dans le Journal of Dentistry en 2013 a suivi pendant 5 ans une cohorte de fermetures de diastèmes au composite direct et a rapporté un taux de survie supérieur à 90 %, avec une satisfaction patient élevée et aucune complication parodontale. Pour des diastèmes plus larges (> 2-3 mm), le résultat esthétique devient discutable (incisives « trop carrées ») et un traitement orthodontique préalable est préférable.
Réparation d'une dent cassée ou ébréchée
Un coin de dent perdu suite à une chute, un choc sportif ou un trauma en mordant un noyau se reconstruit au composite en une seule séance. C'est une indication idéale : forme prévisible, zone visible, remboursement possible si traumatisme. Voir notre article dédié sur la conduite à tenir face à une dent cassée.
Avant tout collage sur une dent traumatisée, un examen clinique + radiographique vérifie qu'il n'y a pas de fêlure profonde ni de souffrance pulpaire. Sinon, une dévitalisation peut s'imposer avant la reconstruction.
Récession gingivale et collet exposé
Quand la gencive se rétracte, la racine (plus jaune et plus sensible que l'émail) apparaît au collet. Un composite fluide recouvre la racine, protège la dentine exposée, réduit la sensibilité thermique et rétablit l'esthétique. Attention : la cause de la récession (brossage traumatique, parodontite) doit être traitée en amont pour éviter que le collage ne se détache avec la progression de la récession.
Décolorations et taches intrinsèques légères
Certaines taches ne cèdent pas à un blanchiment : taches de fluorose (blancheâtres marbrées), taches de tétracycline (bandes grisâtres), séquelles de dévitalisation (dent plus foncée). Le bonding masque ces zones en recouvrant la face vestibulaire d'une fine couche de composite opaque. Pour des dyschromies sévères ou étendues, les facettes céramiques donnent un résultat plus stable dans le temps.
Usure du bord incisif (édentation partielle)
Bruxisme ancien, érosion acide, vieillissement : les bords incisifs s'usent, raccourcissent le sourire et lui donnent un aspect « buriné ». Un composite stratifié sur les 6 à 8 dents antérieures supérieures rallonge les incisives de 1 à 2 mm et rajeunit visuellement le visage — à condition de traiter la cause du bruxisme en parallèle (gouttière occlusale nocturne).
Types de composites et techniques
Tous les composites ne se valent pas. Le choix du matériau et de la technique conditionne la durabilité, le rendu esthétique et le prix final.
Micro-hybrides vs nanohybrides
Les composites micro-hybrides (charges de 0,4 à 1 µm) offrent une excellente résistance mécanique — idéaux pour les zones soumises à des contraintes (bords incisifs, dents postérieures). Les nanohybrides (charges de 20 à 75 nm + agglomérats) combinent résistance et poli brillant prolongé, particulièrement adaptés aux faces vestibulaires visibles. La méta-analyse de Heintze et Rousson publiée dans le Journal of Adhesive Dentistry en 2012 a établi un taux d'échec annuel moyen de 1,8 % pour les restaurations composite postérieures sur 5 à 10 ans — résultat comparable aux amalgames, pour un rendu bien supérieur.
Bonding mono-teinte vs stratifié
Deux philosophies très différentes.
- Mono-teinte : une seule teinte de composite pour toute la reconstruction. Rapide (30-45 min par dent), abordable (170-250 €), rendu correct à distance conversationnelle mais opacité uniforme qui trahit l'intervention en plein jour. Idéal pour une dent postérieure peu visible ou un éclat minime.
- Stratifié : superposition de 3 à 5 couches de composites de teintes et d'opacités différentes — une couche dentine opaque au cœur, puis des couches d'émail translucide en surface, parfois des effets de bord incisif plus translucides. Plus long (60-90 min), plus onéreux (+30 à 50 %), mais rendu indiscernable d'une dent naturelle même sous lumière directe. Incontournable sur les 6 dents antérieures visibles.
Facette composite vs bonding : même matériau, intention différente
Techniquement proches, ces deux actes diffèrent par leur ambition. Le bonding cible une retouche localisée (un éclat, un diastème). La facette composite recouvre la totalité de la face vestibulaire d'une dent pour une transformation esthétique complète — changement de teinte, de forme et de proportion. Le prix suit : 170-450 € pour un bonding ponctuel, 300-600 € pour une facette composite complète.
Déroulement de la séance (5 étapes)
Une séance de bonding se réalise en général en une seule visite, d'une durée de 30 à 90 minutes par dent.
- Consultation et choix de la teinte : le praticien évalue l'indication, écarte les contre-indications (caries actives, parodontite, bruxisme non traité), puis sélectionne la teinte avec un teintier Vita Classical ou Vita 3D-Master. Photographie de référence recommandée (5-10 min).
- Préparation de la surface (non invasive) : la face dentaire est nettoyée à la pâte prophylactique, un gel d'acide orthophosphorique 37 % est appliqué 15 à 30 secondes pour créer une micro-rugosité (mordançage), rincé puis séché. L'adhésif amélo-dentinaire est ensuite déposé en fine couche et photopolymérisé 10 secondes (5-10 min).
- Application et modelage du composite : la résine est déposée par incréments (1-2 mm d'épaisseur maximum pour garantir une polymérisation complète), sculptée à la spatule puis affinée au pinceau pour reproduire la morphologie naturelle (macro-relief, micro-relief, ligne de transition émail-dentine). En stratifié, chaque couche est polymérisée avant la suivante (20-60 min).
- Polymérisation finale : chaque couche reçoit un flash LED 440-480 nm de 10 à 40 secondes selon la teinte et l'épaisseur. Après la dernière couche, un gel isolant à la glycérine ou une finition supplémentaire 40 secondes élimine la couche oxygénée de surface (5 min).
- Polissage et contrôle de l'occlusion : mise en forme finale à la fraise diamantée fine, contrôle de l'articulé en occlusion statique et dynamique (mouvements de latéralité), polissage progressif au disque Sof-Lex puis à la pâte diamantée pour un brillant miroir durable (10-15 min).
Avantages et limites
Avantages
- Peu invasif : quasi aucun meulage, préservation intégrale de la structure dentaire — philosophie additive
- Une seule séance : résultat immédiat, pas de prothèse de laboratoire à attendre
- Budget accessible : 3 à 5 fois moins cher qu'une facette céramique
- Réparable facilement : un éclat ou une coloration marginale se retouche sur quelques minutes
- Semi-réversible : le composite peut être retiré à la fraise sans démolir la dent support
- Polyvalent : convient à une grande variété de défauts esthétiques mineurs à modérés
- Adapté aux patients jeunes : permet de différer les facettes céramiques jusqu'à l'âge adulte stable
Limites
- Sensibilité aux taches : porosité de surface plus importante que la céramique → colorations progressives par café, thé, vin rouge, tabac
- Durabilité moindre qu'une céramique (5-10 ans contre 10-15 ans pour une facette céramique)
- Résistance mécanique limitée sur les bords incisifs, zones à fort stress occlusal
- Rendu moins lumineux qu'une céramique de haute gamme sous lumière directe (notamment en mono-teinte)
- Polissage à renouveler : un polissage professionnel annuel prolonge le brillant et retarde les colorations
- Non adapté aux grosses reconstructions : diastème > 3 mm, fracture profonde, plusieurs dents très abîmées
Pour qui ? Profil idéal et contre-indications
Profil idéal pour un bonding
- Défaut localisé et modéré (1 à 6 dents, pas de reconstruction massive)
- Émail globalement sain, absence de caries actives
- Gencives saines, pas de parodontite évolutive
- Occlusion équilibrée, sans bruxisme sévère (ou bruxisme appareillé par gouttière)
- Hygiène bucco-dentaire régulière (brossage, fil, détartrage annuel)
- Non-fumeur ou fumeur modéré
- Budget limité ou souhait de réversibilité (patient jeune, décision non définitive)
Contre-indications absolues ou relatives
- Bruxisme sévère non appareillé : durée de vie divisée par 3 à 5, fractures répétées presque certaines — traiter d'abord par gouttière occlusale
- Parodontite active ou gingivite non stabilisée : risque de caries secondaires et d'échec esthétique à la rétraction gingivale — surfaçage radiculaire préalable impératif
- Caries non traitées sur les dents concernées : soigner les caries avant tout acte esthétique
- Diastème > 3 mm ou malocclusion importante : passer par un traitement orthodontique ou par des facettes céramiques
- Tabagisme important (> 15 cigarettes/jour) : jaunissement très rapide du composite, nécessité de remplacement fréquent
- Reconstructions majeures (plus de 50 % de la dent) : couronne céramique ou inlay-onlay plus appropriés
- Allergies connues aux résines méthacryliques (très rare) : à mentionner obligatoirement au dentiste
Entretien et durée de vie
La durée de vie moyenne du bonding se situe entre 5 et 10 ans, avec une forte variabilité selon le matériau, la technique de pose et surtout l'hygiène du patient. L'étude longitudinale de Demarco et al. publiée dans le Journal of Dentistry en 2015 a analysé plus de 3 000 restaurations composite sur dents antérieures et rapporté un taux de survie moyen de 83 % à 5 ans et 70 % à 10 ans, les principales causes d'échec étant la fracture et la coloration marginale.
Les 5 règles d'entretien
- Brossage 2 fois par jour avec une brosse souple (medium maximum) et un dentifrice fluoré à RDA inférieur à 70. Les dentifrices blancheur très abrasifs (RDA > 100) matifient le composite en quelques mois.
- Nettoyage interdentaire quotidien : fil dentaire ou brossettes. Les bords collés retiennent la plaque, source de caries secondaires et de colorations.
- Détartrage + polissage annuel : le détartrage ultrasonique est compatible, mais demander au dentiste d'éviter l'aéropolissage au bicarbonate sur le composite (préférer la poudre de glycine, moins abrasive).
- Limiter les colorations : café, thé, vin rouge, sodas foncés, curcuma, betterave, tabac. À défaut, rincer la bouche à l'eau après consommation.
- Protection contre le bruxisme : si vous grincez des dents ou serrez la mâchoire la nuit, une gouttière occlusale nocturne en résine est indispensable. Idem pour les sports de contact.
Bonding vs facettes : tableau comparatif
Les deux techniques transforment l'esthétique du sourire mais s'adressent à des situations distinctes. Le tableau ci-dessous synthétise les critères de choix.
| Critère | Bonding (composite direct) | Facette composite | Facette céramique |
|---|---|---|---|
| Indication | Éclat, diastème < 2 mm, tache locale | Transformation esthétique d'une face | Refonte du sourire (6-10 dents) |
| Matériau | Résine composite nanohybride | Composite stratifié | Céramique feldspathique ou disilicate de lithium |
| Invasivité | Quasi nulle (mordançage) | Faible (légère préparation) | Modérée (0,3 à 0,7 mm d'émail) |
| Séances | 1 (séance directe) | 1 à 2 | 2 (empreinte + pose) |
| Durée de vie | 5 à 10 ans | 5 à 10 ans | 10 à 15 ans, parfois plus |
| Résistance aux taches | Moyenne | Moyenne | Excellente |
| Prix/dent (France 2026) | 170-450 € | 300-600 € | 800-1 400 € |
| Réversibilité | Oui (semi) | Oui (semi) | Non (émail meulé) |
| Réparabilité | Facile au cabinet | Facile au cabinet | Refonte nécessaire |
Pour aller plus loin : guide complet des facettes dentaires et comparatif dédié à la facette composite.
Prix et remboursement 2026
Le prix moyen du bonding en France se situe entre 170 et 450 € par dent, avec des variations importantes selon le type de défaut, la technique (mono-teinte ou stratifié), la localisation du cabinet et l'expertise du praticien. Le tableau ci-dessous détaille les fourchettes habituelles.
| Type de prestation | Fourchette de prix | Remboursement Sécu |
|---|---|---|
| Réparation d'éclat simple (mono-teinte) | 150-250 € | Non (sauf trauma → obturation) |
| Fermeture de diastème (2 dents) | 300-600 € (total) | Non |
| Bonding stratifié (1 dent) | 250-450 € | Non |
| Reconstitution bord incisif (bruxisme) | 300-500 €/dent | Non |
| Smile design complet (6-8 dents) | 1 500-3 500 € | Non |
| Retouche / polissage après plusieurs années | 50-120 € | Non |
| Obturation composite (après carie) — code CCAM HBMD001-058 | 19,28 à 88,97 € (tarif conventionné 1-3 faces) | 70 % |
Distinction clé : esthétique vs restaurateur. Le composite utilisé dans les deux cas est le même matériau, mais la Sécurité sociale distingue :
• Bonding esthétique (améliorer une dent saine, fermer un diastème, masquer une tache) → 0 % de remboursement, acte hors nomenclature.
• Obturation composite après carie ou trauma (reconstruire une dent cassée, obturer une carie) → remboursée à 70 % sur la base du tarif conventionné (codes HBMD001 pour 1 face, HBMD035 pour 2 faces, HBMD058 pour 3 faces et plus, soit 19,28 à 88,97 €). Dans ce cas, la mutuelle rembourse le complément selon votre contrat. Voir notre guide complet sur le remboursement des soins dentaires.
Mutuelles : certains contrats haut de gamme prennent en charge une partie du bonding esthétique (souvent plafonnée à 100-200 €/an). Demandez un devis écrit à votre dentiste et envoyez-le à votre mutuelle avant l'intervention pour obtenir une estimation claire.
Bien choisir son cabinet
Le résultat esthétique et la durabilité dépendent fortement de l'expérience du praticien. Le composite est un matériau « technique-dépendant » : deux dentistes avec le même produit obtiennent des rendus radicalement différents.
Critères à vérifier
- Inscription au Conseil de l'Ordre (obligatoire pour exercer en France) — vérifiable en ligne
- Portfolio de cas avant/après documenté sur site web, Instagram ou dans la salle d'attente
- Formation continue en dentisterie esthétique : DU facettes, formation bonding Style Italiano, techniques Vanini ou Dietschi
- Devis écrit détaillé par dent, ventilant matériau et temps de sculpture
- Avis patients multi-plateformes (Google, Doctolib, pages réseaux sociaux)
- Équipement moderne : LED de polymérisation haute puissance (1 000+ mW/cm²), loupes ou microscope, caméra intra-orale
- Politique de suivi et retouches claire — à définir dans le devis
Signaux d'alerte
- Absence de devis écrit avant l'acte
- Pression commerciale pour décider le jour même (« offre du mois »)
- Forfait sans examen clinique préalable ni radiographies
- Promesses de « garantie 10 ou 15 ans » — scientifiquement fausses pour le composite
- Prix affichés très en dessous du marché (moins de 100 €/dent en France)
- Absence de photos avant/après de cas réels du praticien
- Dentiste qui refuse de signaler les contre-indications (bruxisme, parodontite)
FAQ : 15 questions sur le bonding dentaire
En moyenne 5 à 10 ans, avec des écarts marqués selon la technique : un bonding mono-teinte simple tient 3 à 5 ans, un composite stratifié (plusieurs couches de teintes différentes) atteint 7 à 10 ans, voire davantage chez un patient sans bruxisme, non-fumeur et consommateur modéré de boissons colorantes. L'étude de Frese et al. (J Dent 2013) sur la fermeture de diastèmes au composite direct a montré un taux de survie supérieur à 90 % à 5 ans.
Non, la procédure est indolore. Le dentiste travaille sur l'émail (qui ne contient pas de nerf), le mordançage acide est doux et l'adhésif n'entre pas en contact direct avec la pulpe. Aucune anesthésie n'est habituellement nécessaire. Si une carie doit être traitée simultanément ou si la zone de collage est proche du nerf, une anesthésie locale peut être proposée par confort.
Non, la résine composite ne réagit pas aux produits de blanchiment au peroxyde. Si vous envisagez un blanchiment dentaire, il doit être fait avant le bonding : le dentiste choisit ensuite la teinte de composite qui correspond à vos dents éclaircies. Sinon, les dents naturelles deviendront plus claires alors que le composite gardera sa teinte d'origine, créant un contraste inesthétique.
Compatibilité fragile. Le bruxisme (grincement ou serrement nocturne) augmente considérablement le risque de fracture ou d'usure prématurée du composite — parfois en moins d'un an sur des bords incisifs. Si vous êtes bruxomane, traiter le bruxisme en amont (gouttière de protection nocturne) est impératif. En cas de bruxisme sévère, des facettes en céramique ou des couronnes offrent une bien meilleure résistance aux forces occlusales.
Oui, le dentiste peut retirer le composite en le meulant avec une fraise diamantée. La procédure est techniquement réversible car peu d'émail a été entamé initialement (seulement un micro-mordançage de surface). Cependant, l'émail sous-jacent peut subir de légères abrasions lors du retrait. Le bonding est donc considéré comme semi-permanent plutôt que totalement réversible.
Non, jamais. Toute gingivite ou parodontite active doit être stabilisée avant un bonding. Poser du composite sur des gencives inflammées aggrave l'infection (plaque retenue par les bords non polis), masque une récession en cours et compromet le résultat esthétique dès que la gencive se rétracte. Un détartrage préalable est le minimum requis, un surfaçage radiculaire si parodontite avérée.
Le bonding convient aux petites retouches (éclat, ébréchure, diastème < 2 mm, tache légère) en une seule séance, pour 170-450 € par dent et une durée de 5-10 ans. Les facettes céramiques conviennent aux transformations plus larges (changement de forme complet, taches intrinsèques, usures importantes), nécessitent 2 séances, coûtent 800-1 400 € par dent et durent 10-15 ans. Critères de choix : étendue du défaut, budget, souhait de réversibilité, présence de bruxisme.
Dépend du motif. Le bonding esthétique pur (fermer un diastème, améliorer la forme d'une dent saine, masquer une coloration) n'est pas remboursé : il s'agit d'un acte hors nomenclature. En revanche, une obturation composite réalisée après retrait d'une carie ou pour restaurer une dent cassée est remboursée par la Sécurité sociale (codes CCAM HBMD001 à HBMD058 selon le nombre de faces, tarif de 19,28 € à 88,97 €, remboursé à 70 %). Les mutuelles complètent selon le contrat.
30 à 90 minutes par dent pour un bonding simple (éclat, petit diastème), selon la complexité et la technique employée. Un composite stratifié multicouche demande 60 à 90 minutes par dent. Une séance de smile design (reconstruction bonding sur 6 à 8 dents antérieures) peut durer 3 à 4 heures, parfois répartie sur 2 séances pour limiter la fatigue du patient et du praticien.
Oui, immédiatement. Contrairement à certains soins, la polymérisation LED du composite est instantanée : la résine est totalement durcie à la fin de la séance. Quelques précautions utiles les 24 premières heures : éviter les aliments très tachants (vin rouge, curry, betterave) le temps que les micro-pores de surface se stabilisent, et éviter de mordre dans les aliments très durs (pomme entière, pain croustillant) pour laisser le temps au patient de s'habituer au nouveau relief occlusal.
Le bonding est un acte peu risqué. Les complications rares incluent : une sensibilité transitoire au chaud/froid pendant quelques jours, un décollement si la surface n'a pas été correctement préparée (rare avec un praticien expérimenté), une coloration marginale après 2-3 ans (retouchable), et une usure accélérée chez les patients bruxomanes non appareillés. Aucune étude à ce jour ne démontre de toxicité des composites modernes sans bisphénol A.
Le mono-teinte utilise une seule teinte de composite pour toute la zone reconstruite : plus rapide (30-45 min), moins coûteux, mais rendu moins naturel (opacité uniforme, pas de jeu de lumière). Le stratifié superpose 3 à 5 couches de composites différents (dentine opaque + émail translucide + effets de bord) : plus long (60-90 min), plus cher (+30 à 50 %), mais rendu indiscernable d'une dent naturelle même à la lumière du jour. À privilégier sur les incisives centrales, visibles au premier plan.
Pas directement. Le composite lui-même n'est pas cariogène, mais la jonction composite-émail peut devenir une zone à risque si l'hygiène est négligée : la plaque s'accumule dans les micro-irrégularités, favorisant une carie secondaire au bord du collage. Une hygiène irréprochable — brossage 2×/jour au fluor, fil dentaire quotidien, détartrage annuel — est indispensable pour conserver le bonding et la dent qui le porte.
Non, pas directement. Le composite adhère chimiquement à l'émail et à la dentine naturels, pas à la céramique d'une couronne ni au titane d'un implant. Un éclat de couronne céramique peut parfois être rattrapé par un composite spécifique (bonding sur céramique avec acide fluorhydrique et silane), mais la réparation est peu durable et la refonte de la couronne reste la solution recommandée. Pour les facettes composite existantes, une retouche au même matériau est possible.
Quatre règles prolongent significativement la durée de vie. 1) Brossage 2×/jour avec une brosse souple et un dentifrice peu abrasif (RDA < 70) — les dentifrices blancheur très abrasifs matifient le composite. 2) Fil dentaire ou brossettes tous les jours — la plaque interproximale tache et décolle les bords. 3) Limitation des boissons colorantes (café, thé, vin) ou rinçage à l'eau après consommation. 4) Détartrage annuel avec polissage au composite (pas de bicarbonate abrasif sur le bonding, jets air-flow à la glycine uniquement).
En résumé
Le bonding dentaire est la solution la plus accessible pour retoucher un sourire sans sacrifier la dent : entre 170 et 450 € par dent, en une seule séance indolore, et avec une durée de vie de 5 à 10 ans. Son domaine d'excellence : éclats, petits diastèmes, taches locales, récessions légères, bords incisifs usés.
Pour des transformations plus larges (changement de forme complet, dyschromies marquées, plusieurs dents à restructurer), les facettes céramiques offrent un rendu plus lumineux et une durée de vie de 10-15 ans, au prix d'un acte plus invasif et 3 à 5 fois plus coûteux. En cas de reconstruction majeure, l'inlay-onlay ou la couronne céramique restent indiqués.
Un point essentiel à retenir : le bonding esthétique n'est pas remboursé, mais un composite sur carie ou après dent cassée (même matériau, motif différent) est pris en charge à 70 % par la Sécurité sociale. Dans le doute, demandez toujours un devis écrit et le code CCAM avant l'acte.
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